5 févr. 2016

Le goût, plaisir des 5 sens à découvrir dès le plus jeune âge


Color Meal de Jen Monroe
À l’école, on apprend les cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. Mais on résume trop souvent le goût à ce que l’on ressent dans la bouche. Le goût est en fait une véritable aventure sensorielle qui fait appel à l’ensemble des cinq sens.

Cuisiner est le parfait terrain de jeu pour découvrir le goût et les saveurs. À travers cette éducation sensorielle, c’est en fait l’apprentissage des saines habitudes alimentaires que l’on offre à nos enfants, par l'expérimentation et dans le plaisir.

Avant de goûter avec la bouche, on goûte avec les yeux, le nez et les doigts

Lorsque l’on s’apprête à déguster un aliment, c’est la vue et l’odorat qui entrent d’abord en action. Tous deux vont nous donner des impressions précieuses qui vont nous permettre d’anticiper sur le plaisir que l’on va ressentir : quand on voit une fraise, notre cerveau qui en a précédemment mémorisé sa saveur, nous prépare aux sensations que l’on va éprouver en la mettant en bouche… Pareil lorsque l’on entre dans une pièce et que l’on sent la bonne odeur de tarte aux pommes. C’est d’ailleurs pour cela que l’on se met à saliver lorsque l’on se retrouve en présence d’un aliment ou d’un plat que l’on apprécie particulièrement…

Ensuite, c’est le toucher qui intervient : quand on prend un aliment avec les doigts, on évalue sa texture, sa densité, sa température : la pomme est ferme au toucher, c’est donc qu’elle va être croquante, le biscuit est souple sous les doigts, on s’attend à ce qu’il soit moelleux en bouche…
Lorsqu’on utilise des ustensiles, c’est à travers eux que notre cerveau fait ces déductions : je sais, avant même de l’avoir en bouche que la viande filandreuse, difficile à couper, ne sera pas aussi tendre que si j’étais parvenue à la couper sans effort avec mon couteau.

L’ouïe apporte également d’autres indices qui vont compléter le tableau que la vue et le toucher ont commencé à dresser : le croquant ou le moelleux du biscuit lorsque je le casse en deux, le son produit par mes dents croquant la pomme…


Une fois en bouche, l’odorat et le toucher viennent en renfort des papilles gustatives

Une fois dans la bouche, le toucher est encore de la partie. Le contact de l’aliment contre les dents, l’intérieur des joues continue de nous fournir des indications sur la texture et la température de l’aliment : croquant, croustillant, moelleux, granuleux…, froid, tiède ou chaud.

Enfin seulement, arrive le goût. Grâce à nos papilles nous identifions les saveurs de base : sucré, salé, acide, amer. Mais elles ne travaillent pas seules : l’odorat est son fidèle partenaire, car les odeurs perçues par le nez sont essentielles. 80% de la perception du goût est en fait basée sur les odeurs. Vous comprenez pourquoi vous avez tant de difficultés à sentir le goût de ce que vous mangez lorsque vous avez le nez bouché…

Nos sensations sont aussi croisées avec d’autres informations

Au-delà des cinq sens, il ne faut pas négliger l’influence du contexte (l’ambiance détendue, conviviale ou au contraire tendue), de notre mémoire (le souvenir agréable ou non que l’on a conservé d’une toute première dégustation), de notre humeur du moment…

Bref, pour que le repas soit un moment de plaisir partagé par tous, en plus de s’attarder à ce que l’on met dans l’assiette, évitons de parler des mauvaises notes ou des problèmes de comportement à l’école…

Si les études scientifiques ont démontré que les nourrissons sont capables dès leur naissance d’identifier les quatre saveurs de base, il va sans dire que l’exploration se poursuit tout au long de notre vie. Mais plus tôt on favorise la découverte des saveurs, plus on a de chance d’offrir à nos enfants un magnifique cadeau: un répertoire gustatif suffisamment large qui favorisera la diversité et la recherche d’une alimentation saine.





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